Il n'existe pas un profil unique de l'internaute- dépendant. Au contraire, il existe plusieurs profils très accros principalement en fonction de leur activité principale.
Les accros des chattrooms représentent le groupe d'Internet le plus à risque de dépendance, cela concerne 62% d'entre eux majoritairement féminins (58%) et de moins de 25 ans. Le chat représente l'activité principale pour 17% des internautes. Les chatteurs-dépendants s'estiment malades pour plus de la moitié d'entre eux.
Les très accros à Internet présentent plus de troubles psychologiques ou psychiatriques:
Les internautes très accros souffrent de façon significative principalement de plus de troubles des relations sociales (dans presqu'un cas sur cinq (+23%), de symptômes somatiques (+20%), de perturbation du sommeil et de signes d'anxiété (+18%) et enfin de symptômes dépressifs (+16%).
1- Les difficultés de socialisation:
Les accros des chattrooms présentent des scores élevés dans une proportion considérablement importante . Ceci est une donnée importante en ce qui concerne les adolescents et les jeunes adultes qui peuvent être amenés à délaisser leur inscription scolaire (étude au collège et au lycée ou à l'enseignement supérieur) ou professionnelle suite à une consécration intense aux chatrooms sur la toile à hauteur de plus de 49 heures hebdomadaires.
2- Les symptômes somatiques:
Les très accros aux chattrooms présentent des scores somatiques très élevés.
3- L'anxiété et l'insomnie:
La prédominance de l'anxiété et de l'insomnie va essentiellement aux accros des conversations en ligne dans les chattrooms.Alors la forte dépendance aux chattrooms serait un facteur de risque important pour les troubles du sommeil et la symptomatologie anxieuse.
4- Les symptômes dépressifs:
La prédominance de la symptomatogie dépressive va aux chatteurs( pour presque un chatteur-dépendant sur 3 ).
Il est intéressant de noter la dimension dépressive qui s'exprime dans les discussions d'internautes sur les chattrooms.
En effet, en clinique certains patients relatent avant un passage à l'acte suicidaire le fait d'avoir adressé des messages ou des signaux d'alerte à un groupe d'internautes connectés. Dans certaines situations les secours ont été alertés par des internautes informés d'une situation d'une personne en danger.
Au total, l'étude met en exergue de façon nette une prévalence plus importante de symptômes psychiatriques chez les utilisateurs très accros aux chattrooms, en particulier les troubles de socialisation, l'anxiété et l'insomnie.



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